Réflexion pour la Saint-Jean-Baptiste : Quand l’art populaire et l’art naïf rencontrent le numérique
En cette journée de la Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec et moment privilégié de réflexion sur notre identité culturelle, je prends le temps de m’arrêter pour penser à ce qui nous rassemble, à ce qui nous définit… et à ce que nous transmettons.
Parmi les multiples expressions de notre culture, l’art populaire et l’art naïf occupent une place unique : une place de sincérité, de mémoire, d’ancrage dans les récits du quotidien. Ces formes d’art racontent des histoires humaines, simples et profondes, souvent ignorées par les canons officiels de l’histoire de l’art. Elles sont pourtant au cœur de ce que nous sommes.
Avec Pierre Martin Folk Art, j’ai choisi de m’inscrire dans cette tradition vivante, en créant chaque œuvre de manière artisanale, à l’aide des outils numériques que je connais, que je maîtrise à ma façon. Mon processus est à la fois ancré dans le passé, avec des thèmes, des personnages et des scènes qui évoquent l’oralité, les légendes, les communautés, et résolument tourné vers l’avenir, grâce à la diffusion numérique.
Le numérique n'efface pas la tradition : il la prolonge.
Aujourd’hui, grâce à des plateformes comme YouTube, Spotify ou Instagram, je peux non seulement partager mes toiles, mais aussi les faire parler, leur donner une voix, un souffle. Mes balados souvent racontés par Jack le chat, compagnon espiègle et philosophe, accompagnent les œuvres visuelles et permettent à l’auditoire d’entrer dans un univers complet, tissé de mots, d’images et de sons.
En ce sens, l’art naïf et l’art populaire peuvent et doivent faire partie de la grande famille du numérique. Non pas en se diluant dans une production de masse, mais en conservant leur authenticité, leur ancrage dans la vérité des gens, dans l’imaginaire collectif, tout en utilisant les outils d’aujourd’hui pour rayonner plus largement.
Cette Saint-Jean-Baptiste et la Fête nationale du Québec est donc pour moi l’occasion de réaffirmer que la culture québécoise (et brayon-acadienne) est forte lorsqu’elle unit le geste ancien et le médium nouveau, lorsqu’elle permet à chacun, peu importe son parcours ou sa formation, de raconter ce qui l’habite.
Et si un jour, au détour d’un fil d’actualité ou d’un événement culturel, vous croisez une toile de Jack le chat ou un conte de Pierrot le coq, sachez que vous y verrez peut-être un reflet de vous-même, de votre coin de pays, ou de ce Québec que nous construisons ensemble — une œuvre à la fois.
Bonne Saint-Jean-Baptiste à tous.
— Pierre Martin
Artis
te folk & conteur numérique


